Le 09 février 2025 des intellectuels interpellaient dans une tribune publiée dans le quotidien “Le Monde”, le président français Emmanuel Macron de se saisir d’un acte odieux et raciste pour rendre hommage aux Tirailleurs Sénégalais: ces combattants et héros de la République massacrés par les troupes allemandes en juin 1940 dans le nord lyonnais sur le lieu-dit “Vide-Sac” près de Chasselay.
Le 30 janvier, les habitants de Chasselay et lyonnais de manière générale, découvrent l’odieux spectacle: la profanation des tombes des tirailleurs sénégalais dans l’enceinte du Tata Sénégalais. Aussitôt, les réactions indignées se sont multipliées au niveau local. Il a fallu du temps pour qu’elles dépassent les médias de la région lyonnaise pour que cet acte soit relayé au niveau national.
Le “spectacle” était écœurant: l’ocre rouge de la nécropole a été sali de peinture noire et la mémoire des derniers “sauveurs de la république” à l’appel du Générale Degaulle en 1939-1940, face aux Allemands, souillée. 48 stèles sur les 196 que compte le cimetière ont été agressées, sans compter des tags sur les plaques des tirailleurs, les inscriptions du genre “Vaudou” sur les murs intérieurs ont été vécus par les associations, les habitants et les descendants de ces braves Tirailleurs comme un acte raciste, une agression d’une violence mémorielle insupportable.
Le “Tata”
Le cimetière des soldats d’Afrique venus combattre contre le nazisme connu sous l’appellation “Tata Sénégalais” s’inscrit à jamais dans le paysage de cette commune située dans le nord du lyonnais et cette appellation prend tout son sens lorsque l'on découvre dans les annales locales le récit du drame historique qui s'y est noué durant la Seconde Guerre mondiale.
De forme rectangulaire, entouré de hauts murs surmontés à chaque angle et au-dessus de l'entrée d'une pyramide empennée de pieux, le "Tata" se caractérise par une architecture d'inspiration de l’ancien empire du Mali qui s’étendait dans plusieurs pays de ce qui est devenu plus tard l’Afrique Occidentale Française, (A.O.F).
Dans cette “enceinte sacrée” réalisée par Jean Marchiani, Secrétaire général de l'Office départemental des mutilés de guerre et inaugurée le 8 novembre 1942 et classée nécropole nationale depuis 1966, reposent les corps de 196 tirailleurs de diverses nationalités d'Afrique occidentale originaires du Sénégal mais aussi de Haut-Volta, du Dahomey, du Soudan, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso…
Une journée à l'initiative d'un Collectif d'associations.
Samedi 03 mai 2025, soit quatre mois et une réhabilitation des lieux plus tard, les associations vaudaises, (AMAFI, EPI, Lyon Outremer, le FATE) et le Collectif des associations Africaines de Lyon, AFRICA50, ont organisé avec le soutien de la mairie de Vaulx-en-Velin, un temps de visite au Tata sénégalais de Chasselay. Un moment pour ses membres issus globalement des diversités de rendre un hommage et “demander pardon” à leurs ancêtres pour cette offense qui leur a été faite. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du Tata.
Ya Mutualé BALUME le président d'Africa50 dans son discours de bienvenue, insiste sur l'importance de ce moment qui doit davantage impliquer la jeunesse qui est le relais et l'héritière des actions du moment. L’équipe du mémorial de Montluc faisant suite a rappelé l’historique de l’érection du Tata devant le public, les élus et les représentants de l’administration territoriale. La présentation se termine par une petite anecdote sur une poignante histoire personnelle d'un petit-fils de Tirailleur qui découvrit par hasard, il y'a 30 ans, la tombe de son grand-père parmi les stèles alignées dans ce cimetière en plein milieu de la campagne lyonnaise.
Jacques PARIOST, le maire de Chasselay a dit sa joie comme chaque à fois que sa commune reçoit des “pèlerins” venus visiter ce lieu trait d’union entre la France et ses anciennes colonies mais aussi un lieu de fraternité qui rappelle la fraternité d’arme entre combattants d’Afrique et de France. Hélène GEOFFROY, maire de Vaulx-en-Velin a dans son propos magnifié l’opportunité offerte par une telle cérémonie pour permettre le peuple de France de se retrouver ensemble et tenter de panser des plaies encore béantes et qui nous interrogent sur notre “vivre ensemble” au vue de l’actualité de ces derniers jours.
Bacary Goudiaby
Voyage de Emmanuel Macron en Afrique et le nouvel imaginaire des relations entre la France et l’Afrique.
Le récent voyage d’Emmanuel Macron en Afrique semble marquer une nouvelle étape dans la redéfinition des relations entre la France et le continent africain.
À Villeurbanne, la communauté africaine et caribéenne célèbre le 10 mai sous le signe du culte aux ancêtres d’Afrique.
Dimanche 10 mai 2026, malgré une pluie battante qui s’est abattue sur Villeurbanne tout au long de la journée, la cérémonie commémorative du 10 mai dédiée à la mémoire de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions.
La région Bourgogne Franche-Comté maintient le cap sur la coopération avec le Sénégal.
La Bourgogne-Franche-Comté confirme son engagement à l’international avec l’organisation d’une nouvelle rencontre régionale dédiée à la coopération avec le Sénégal. Porté par BFC International et la Région Bourgogne-Franche-Comté, cet événement rassemble un large éventail d’acteurs engagés dans des projets solidaires et partenariaux avec ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Lyon: une cérémonie en hommage à Aboubacar Cissé.
Lyon 25 avril 2026. Un an jour pour jour après la mort tragique d’Aboubacar Cissé, une cérémonie d’hommage s’est tenue ce samedi dans l’enceinte de la Grande Mosquée de Lyon. À l’initiative du Conseil des Mosquées du Rhône, un arbre a été planté en mémoire de cet homme assassiné le 25 avril 2025 dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard), alors qu’il priait.
Racisme à visage découvert. Le Nègre vous emmerde!
Au XXe siècle, dans un contexte marqué par la colonisation et ses violences, certains écrivains choisissent de rompre avec les codes traditionnels du langage. C’est le cas d’Aimé Césaire, figure majeure de la Négritude, dont l’écriture se distingue par sa force, sa radicalité et parfois sa brutalité.
La traite des Noirs: "Plus grave crime contre l'humanité"
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution marquante, portée par le Ghana, proclamant la traite transatlantique des esclaves africains comme le "plus grave crime contre l’humanité".
Ajouter un commentaire
Commentaires